Mahdia
 

Guide Tunisie : Mahdia

Ville côtière bâtie sur une presqu'île, au sud de Monastir, Mahdia profite d'une situation unique.

SAncienne capitale de la dynastie fatimide (dynastie chiite), la ville fut fondée en 916 par le Calife Obaïd Allah (surnommé El Mahdi ) et promue au rang de capitale en 921.

Djerba regorge de curiosités á visiter :

En 1057, les Zirides y trouvent refuge. En 1148, les Normands les expulsent avant d'être eux-mêmes délogés douze ans plus tard par les Almohades. De 1550 á 1554, le port est occupé par Charles-Quint et, á partir de ce moment lá, la ville se dépeuple progressivement.

Après l'arrivée des Ottomans, la population locale assiste á l'arrivée des Grecs, des Andalous, des Albanais et des Anatoliens.
Sous le protectorat français, Mahdia devient le premier port de pêche de la Tunisie et le centre de fabrication de conserves le plus important (grâce á l'huile d'olive du Sahel et au sel exploité dans la région jusqu'en 1938).
Ville antique merveilleusement préservée, le port de pêche est -aujourd'hui comme hier - animé par le cri des pêcheurs et, le vendredi, un marché est installé sur le long quai moderne : les villageoises y vendent leur or et leurs " gilets de mariage " pailletés.
Vous pourrez vous attarder á la Skifa el Kahla (porche sombre), seul vestige de la muraille dans laquelle le Mahdi détesté avait enfermé sa capitale. Au centre ville, vous vous laisserez bercer par le rythme des métiers á tisser ( les femmes produisent encore de très fins tissus nuptiaux qui font la gloire de la ville).

La Mosquée Fatimide : Fondée par Obaïd Allah en 921 et dépourvue de minaret, la mosquée fatimide se distingue par ses nouveautés architecturales : l'entrée (porche grandiose similaire aux arcs de triomphe romains) était réservée au Calife, á sa garde Koutama et á sa cour. Les deux tours d'angle de la façade abritent des citernes.
En 1016, les Zirides massacrent leurs coreligionnaires chiites dans la cour intérieure, puis Charles-Quint la transforme en cimetière espagnol. La Grande Mosquée, qui avait deux parois communes avec les remparts, est partiellement reconstruite sous les Zirides : le mihrab á niches cannelées, le portique nord de la cour, la salle de prière, la coupole et une allée voûtée qui traversait la cour.
Périodiquement réaménagée, elle finit par s'écrouler dans les années 50 avant d'être reconstruite dans les années 60 (1961-1965).

voir aussi : Carte Tunisie - Djerba - Hammamet - Tabarka - Monastir - Sousse - Tunis et Banlieue

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